Google étend un peu plus la toile de ses services. La société californienne a lancé hier matin son service d'information gratuit en français, dix mois après avoir mis en ligne la version anglaise. Le site (http://news.google.fr) se présente sous la forme d'un portail principal d'actualité, comprenant sept sous-rubriques (international, France, économie, science et technologies, sports, culture et santé). Le site est alimenté par le contenu de quelque 500 médias francophones, français, suisses, belges et africains.

A la différence des recherches classiques de Google, ses portails d'information, encore en version bêta, c'est-à-dire en développement, ne comportent pas de publicité. Ils contribuent pour l'heure à accroître de façon importante l'audience du site, Google News ayant accueilli environ 2,5 millions de visiteurs uniques en juin dernier. Avant la version française, la société californienne avait déjà décliné ces dernières semaines Google News dans une version canadienne, britannique, néo-zélandaise, australienne et indienne.

A la différence des sites d'informations traditionnels, ceux de Google ne comportent aucune intervention humaine. Ces portails sont entièrement automatisés, les informations étant récoltées sur le Web via des algorithmes. Ceux-ci se basent sur plusieurs facteurs, notamment la fréquence selon laquelle elles apparaissent sur d'autres sites Web. Les articles évoquant un même sujet sont regroupés, puis classés par rubrique. Les sites d'origine sont conservés, et des sources très diverses peuvent être juxtaposées. Le mot clé «Liberia» renvoyait ainsi hier soir en même temps au site d'AngolaPress, de Romandie.com et du portail chinois en français www.french.xinhuanet.com. Actualisé 24 heures sur 24, le site fait sans surprise la part belle aux portails intégrant des dépêches d'agence de presse fréquemment renouvelées.

Version américaine améliorée

Les responsables de Google le reconnaissent volontiers, des points de vue différents, voire même des incongruités, peuvent survenir. Google News avait ainsi été récemment critiqué pour avoir publié les photos des corps des fils de Saddam Hussein sans aucune mise en garde, ni mise en perspective. La version américaine, récemment améliorée, avec de nouvelles fonctions de recherche, s'appuie sur 4500 sources différentes. Le site spécialisé britannique www.newsnow.co.uk revendique lui plus de 10 000 sources.