Le patron de Google Eric Schmidt était si fâché d'un article contenant des informations personnelles à son sujet, publié sur CNET, qu'il a décidé de ne plus parler à aucun reporter de ce site dédié aux nouvelles technologies.

Or, rapporte le New York Times, la journaliste de CNET, Elinor Mills, n'a rien fait d'autre que… recourir aux services du moteur de recherche Google avant d'écrire son article sur Eric Schmidt. En tapant les mots adéquats, elle est parvenue à obtenir son adresse privée, les ventes récentes des actions qu'il détenait, ainsi que des informations sur sa fortune, ses passe-temps et ses contributions politiques.

L'anecdote est d'autant plus piquante que Google a été mis sur la sellette à propos de son service de messagerie Gmail et des éventuelles atteintes à la vie privée que pourrait entraîner l'analyse systématique des mots-clés contenus dans les courriels transitant par ce service pour générer des liens publicitaires.