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Un prototype de lentille développée par Verily.
© DR

Technologie

Google progresse sur le marché de la santé

Alphabet, la holding de Google, continue à se développer dans le secteur médical, via deux sociétés filles. Calico tente de prolonger l’espérance de vie. Verily, de son côté, travaille sur plusieurs projets, dont des lentilles de contact permettant de mesurer le taux de glycémie, en collaboration avec Novartis. Mais le projet prend du retard

FORUM DES 100

La santé dans tous ses états

Comment faire baisser les coûts de la santé? Sommes-nous prêts pour la révolution de la médecine personnalisée? Quel est le poids économique de la Health Valley romande? Une série d’articles traite de ces questions en amont du Forum des 100, organisé par le Temps, le 11 mai, à l’Université de Lausanne. Pour plus d’information: www.forumdes100.ch

Des lentilles de contact pour mesurer la glycémie, une solution pour stériliser les moustiques porteurs du virus Zika ou encore des projets pour prolonger l’espérance de vie… Voilà une partie des projets sur lesquels des filiales d’Alphabet, la holding de Google, travaillent depuis plusieurs mois. Ces activités sont moins médiatisées que le sont les voitures autonomes ou la diffusion d’Internet depuis l’espace. Mais, financés à hauteur de centaines de millions de dollars gagnés via les activités de Google dans la publicité, ils intéressent des acteurs établis du marché de la santé qui deviennent des partenaires.

Notre dossier: Santé personnalisée: espoirs et enjeux

Alphabet a assigné deux missions à Calico et à Verily. La première doit trouver des solutions pour que les humains «vivent plus longtemps et en meilleure santé». Verily possède un objectif plus large: se placer à l’intersection de la technologie, des sciences des données et des soins, avec plusieurs projets, dont le plus connu est celui des lentilles de contact connectées. Calico et Verily veulent utiliser les capacités de calculs et d’analyse développés au sein d’Alphabet, tout comme ses systèmes d’intelligence artificielle.

Implication de Novartis

Pour avancer, Alphabet ne veut pas travailler seul. D’abord sur le plan financier: fin janvier dernier, il signait un accord avec le fonds souverain de Singapour, qui acceptait d’injecter 800 millions de dollars dans Verily, en échange d’une participation minoritaire – dont le montant n’a pas été communiqué. Cet accord doit permettre à Verily d’étendre ses activités en Asie, notamment en Chine.

Alphabet multiplie aussi les collaborations sur le plan de la recherche. Verily, dont les activités ont débuté en 2012, travaille ainsi avec Alcon, la division d’ophtalmologie de Novartis, depuis 2014. Deux types de lentilles de contact sont développées. Le premier doit mesurer, pour les patients souffrant de diabète, le taux de glycémie via une analyse permanente des larmes. Le deuxième doit corriger la presbytie.

Multiplication des accords

Mais ces projets prennent du retard. En novembre dernier, Novartis reconnaissait qu’il était encore trop tôt pour annoncer quand des essais cliniques pourraient avoir lieu. La pharma bâloise précise qu’il s’agit – pour les lentilles mesurant la glycémie – d’un processus techniquement très complexe. Selon le site spécialisé pharmaphorum, «l’idée de créer un appareil aussi complexe est audacieuse, car la puce [intégrée à la lentille, ndlr] ne doit pas seulement abriter la mémoire, mais aussi son système d’alimentation en énergie. La puce est nourrie par une minuscule batterie qui peut être chargée sans fil.»

Le site spécialisé estimait que le partenariat entre Verily et la société d’appareils médicaux américaine Dexcom était plus prometteur: il s’agit de créer des capteurs liés à la glycémie, mais cette fois via d’autres appareils – non précisés – que des lentilles. Verily a aussi signé, en septembre dernier, avec le groupe français Sanofi, là encore pour aider les patients atteints des diabètes. Leur coentreprise, Onduo, a bénéficié d’un financement paritaire de 500 millions de dollars au total.

Plus d’un milliard investi

Les activités de Calico sont moins connues. Créée en 2013, la société avait annoncé, en 2014, un investissement de 1,5 milliard de dollars dans des centres de recherches proches de San Francisco avec le groupe américain AbbVie. Il y a une semaine, Calico signait un partenariat, d’une durée de cinq ans, avec la société américaine C4 Therapeutics, spécialisée dans la dégradation des protéines. Ses travaux de recherche doivent permettra de trouver notamment de nouveaux moyens de prévenir et de traiter le cancer. Pour ses activités, Calico a recruté des spécialistes en médicaments, en biologie moléculaire et en génétique.

Les dirigeants d’Alphabet ne sont de loin pas les seuls dirigeants de la Silicon Valley à s’intéresser à la prolongation de la vie: Larry Ellison, directeur d’Oracle, Peter Thiel, cofondateur de Paypal et Jeff Bezos, fondateur et directeur d’Amazon, ont eux aussi investi dans des sociétés à but similaire.

Lire aussi: Onduo, la coentreprise de Sanofi et Google, est lancée

Dossier
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