Ces mots semblaient difficilement pouvoir être réunis dans une même phrase il y a quelques années. Mais c’est désormais réalité. Une alliance syndicale internationale a été formée par des employés de Google. Cette création, annoncée dans la nuit de lundi à mardi, concerne de près la Suisse, qui abrite le plus grand centre de recherche de la société hors des Etats-Unis. Par petites touches, le syndicalisme progresse au sein du géant de la tech. Partenaires à Zurich, Google et Syndicom sont cependant avares de détails.

Les plus de 4000 employés de la multinationale actifs près de la gare de Zurich – sur la planète, l’entreprise compte environ 130 000 collaborateurs – sont concernés de près par la nouvelle alliance annoncée. Baptisée Alpha Global – du nom de la maison mère de Google, Alphabet –, elle va regrouper au total 13 syndicats, représentant des employés de la société actifs dans dix pays. Dont la Suisse, avec Syndicom comme syndicat reconnu par l’entreprise. Alpha Global est affiliée à UNI Global Union, une fédération syndicale internationale basée à Nyon regroupant 20 millions de travailleurs de 150 pays, avant tout dans le secteur de la tech.