Johann Rupert, président et actionnaire majoritaire de Richemont, annonçait en septembre dernier que la refonte de son conseil d’administration attendrait en raison des défis posés par la pandémie. Le groupe de luxe genevois traversait alors une crise de gouvernance, provoquée notamment par la publication au mois de mai précédent de la rémunération de son comité exécutif pour l'exercice décalé achevé à la fin mars 2020, en hausse de 36%. Les employés du groupe apprenaient dans le même temps que Richemont avait l'intention de réduire leurs primes annuelles d'au moins 25%, ce qui avait suscité leur incompréhension.

Le groupe avait fait marche arrière en juin, en communicant à ses collaborateurs que leurs primes seraient finalement payées à 100%, «à l'exception des membres du comité exécutif pour qui la réduction de 25%» resterait applicable. Il précisait par ailleurs qu'à compter d'avril 2020, le salaire de Johann Rupert avait été réduit de moitié, et celui des membres du comité exécutif de 20%, «et ce jusqu'à nouvel ordre».