Matières premières

Grâce aux véganes, le petit pois est devenu grand

Burger sans viande, fausses saucisses, alternative au soja… La protéine de petits pois est devenue la coqueluche des investisseurs. Qui craignent déjà la pénurie

Ce n’est ni le pétrole de schiste ni le gaz naturel liquéfié. La nouvelle «hot commodity», c’est le petit pois. Poussées par des véganes en quête de protéines alternatives à la viande, les graines vertes sont devenues la coqueluche des investisseurs, qui s’inquiètent déjà d’une possible pénurie, selon l’agence économique Bloomberg qui a consacré la semaine dernière une enquête fouillée à cette matière première.

Après une récolte décevante et des prix en berne l’année dernière, les agriculteurs canadiens – premier exportateur mondial – se disaient prêts à donner une seconde chance aux petits pois. Ils prévoyaient en janvier dernier d’agrandir de 8% la taille de leurs plantations à 1,6 million d’hectares, selon le cabinet spécialisé Mercantile Consulting Venture, basé à Winnipeg (Canada).