Les trois administrateurs sortants de la banque n’étaient pas contestés comme l’ont été Peter Kurer, Stefan Haeringer ou Marco Suter. Mais leur faible expérience bancaire et leur passivité ont été tout aussi nuisibles à UBS: simples figurants, ils seront restés dans l’ombre de Marcel Ospel, président jusqu’en avril 2008. Aujourd’hui, leurs intérêts personnels leur dictent de quitter le navire. Il faut dire que le poste d’administrateur d’UBS a connu une considérable décote: risque légal, risque de réputation, exigence accrue de compétences de gestion de crise, pour une rémunération revue à la baisse. Malgré tout cela, UBS a pu dénicher des professionnels sérieux, faisant de son conseil un vrai centre de compétences, essentiel pour équilibrer les pouvoirs avec la direction d’Oswald Grübel, le nouvel homme fort qu’il conviendra de surveiller adéquatement. Et surtout, ce nouveau conseil compensera les faiblesses de son président diplomate Kaspar Villiger, peu versé dans le domaine bancaire.