Après la Belgique, l'Italie ou encore la Russie, la Grande-Bretagne tente à son tour d'enrayer les délocalisations des grandes fortunes. Her Majesty's Revenue and Customs vient de décréter une amnistie, ou «système de régularisation», qui permettra aux contribuables concernés par une charge fiscale latente liée à des produits, biens ou comptes bancaires domiciliés à l'étranger (offshore) de régulariser leur situation en déclarant leurs actifs, y compris les irrégularités liées à une participation dans une société ou un trust basés à l'étranger. Ils peuvent annoncer leur intention de déclarer avant le 22 juin 2007, soit dans neuf semaines.

La pénalité maximale sur les avoirs jusque-là non déclarés s'élèvera à 10% de la charge fiscale à payer (en plus du paiement du total des impôts et intérêts dus). «C'est une très bonne affaire, estime John Carver, Partner chez KPMG en Suisse. Toute personne ayant des irrégularités devrait sérieusement envisager de profiter de cette chance qui s'offre à elle.»

Si les conditions sont attrayantes, l'annonce préfigure la mort de l'off-shore britannique. La presse locale avait rapporté que les banques du pays ont été forcées de dévoiler au fisc des informations concernant des comptes basés à l'étranger, suite à un échange d'informations avec des fiscs étrangers dans le cadre de la directive de l'UE sur l'épargne.