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Le Congrès de l’EAIE doit se tenir du 11 au 14 septembre 2018 à Genève Palexpo. 
© Palexpo

Promotion

Les grandes universités du monde entier se réunissent à Genève

Le bout du Léman a décroché le congrès international dédié à la mobilité entre les facultés. Les retombées de cette manifestation, prévue à l’automne 2018, sont estimées à 11 millions de francs pour le canton

L’Association européenne pour les études internationales (EAIE) a jeté son dévolu sur Genève. Du 11 au 14 septembre 2018, les acteurs clés de la mobilité interfacultaire vont converger au bout du Léman. Les retombées économiques de ce rendez-vous au sommet, censé accueillir plus de 5500 délégués issus de plus de 85 pays, sont estimées à 11 millions de francs pour le canton. Une manifestation que le Bureau de Congrès et l’alma mater genevoise ont remportée au terme de deux ans d’efforts, notamment face à Copenhague et Paris.

Lire aussi: Retombées record pour les congrès d’affaires à Genève

Une manifestation qui a pris de l’ampleur

La dernière fois que l’EAIE a tenu salon en Suisse, c’était il y a 11 ans à Bâle. La rencontre scientifique avait alors réuni 1700 personnes. «Cette manifestation a depuis pris énormément d’ampleur, relève Zoe Senn, l’une des chevilles ouvrières du Bureau des Congrès à Genève. Elle est aujourd’hui devenue majeure dans le domaine de la formation. Nous sommes déjà en train de travailler sur son retour possible au bout du Léman, au terme de la prochaine décennie.»

Genève a signé en 2017 une année record en termes de Congrès, avec environ 70 millions de francs de retombées pour la région. «Nous avons à ce stade déjà confirmé environ 50,6 millions de francs de retombées pour 2018», se félicite Zoe Senn.

Une formidable vitrine

L’arrivée de l’EAIE à Palexpo est une aubaine pour les grandes écoles du pays. «Après le séisme du vote du 14 février 2014 contre l’immigration de masse, nous devons marquer notre volonté de rester un pays ouvert, insiste Yves Flückiger, recteur de l’Université de Genève (UNIGE). C’est indispensable pour le développement et la compétitivité de la Suisse.»

Il s’agit de profiter de cette occasion pour présenter le système de formation de notre pays, avec la participation de nos 10 Universités, nos deux Ecoles polytechniques fédérales, l’ensemble des HES et autres HEP

Yves Flückiger, recteur de l’Université de Genève

Berne a confirmé l’hiver dernier son souhait de ne plus participer pleinement au programme de mobilité Erasmus +. Conséquence: les facultés sont condamnées à négocier leurs programmes d’échanges en tête à tête avec leurs partenaires, plutôt qu’en groupe. «Sans parler du fait que le financement du programme européen n’a pas été remplacé par un équivalent fédéral. Il y a aujourd’hui clairement un gros manque», regrette Yves Flückiger.

«United for Universities»

L’EAIE s’annonce comme une formidable vitrine pour Genève, la région et la Suisse. «Les responsables des programmes de mobilité du monde entier seront présents, se réjouit Yves Flückiger. Il s’agit de profiter de cette occasion pour présenter le système de formation de notre pays, avec la participation de nos 10 Universités, nos deux Ecoles polytechniques fédérales, l’ensemble des HES et autres HEP.»

Parmi les pistes de promotion envisagées: mettre en valeur les synergies avec la Genève internationale – sous le slogan «United for Universities» –, se profiler comme étant à l’avant-garde de la transition numérique, illustrer l’écosystème helvétique en ouvrant les portes du Campus Biotech du bout du Léman, tout en intégrant le public. «Tous les acteurs du pays seront appelés à contribuer, souligne le recteur de l’UNIGE. Il faut démontrer que la Suisse offre des conditions idéales pour faire leurs études.»

Un enseignement supérieur 2.0

L’enjeu pour les facultés du pays, n’est pas tant leur capacité à attirer des étudiants, mais plutôt la surabondance de ces derniers. «L’excellente qualité de nos institutions est en effet largement reconnue. Non, le problème de fond que nous avons aujourd’hui est de garantir à nos propres étudiants qu’ils pourront participer à des échanges», rappelle Yves Flückiger. L’EAIE servira donc d’arène de négociation bilatérale (bilans des échanges, rééquilibrage éventuel via de nouveaux contingents, etc.).

Les universités comme Cambridge, Stanford ou Hongkong présentent en effet des taxes d’immatriculation fondamentalement différentes de celles en vigueur en Suisse. «Le ticket d’entrée à Berkeley, par exemple, est de 40 000 dollars. Vu que les programmes de mobilités sont basés sur le principe de la gratuité, il n’est pas évident de convaincre des avantages de la contrepartie helvétique», explique le recteur de l’UNIGE.

Arithmétiquement parlant, pour chaque étudiant suisse envoyé à Berkeley, il faudrait en accueillir 40 de Californie. «Heureusement, nous arrivons généralement à dépasser cet ordre de marchandage. En intégrant par exemple dans nos cursus des cours en anglais et des stages dans le système onusien à Genève», conclut Yves Flückiger.

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