Le discret cliquetis des couverts, le salto synchronisé des cloches et des couvre-plats, mais surtout, dès le 12 mai, la valse plus orchestrée que jamais du personnel officiant au service. La salle à manger de l’Hôtel de Ville de Crissier s’apprête à reprendre vie, deux mois après la fermeture imposée par le confinement. Celles du Pont de Brent (VD), du Boccalino (NE) ou du Domaine de Châteauvieux (GE), autres hauts lieux gastronomiques romands, en font de même, en dépit du casse-tête organisationnel qu’inflige le coronavirus.

Une entreprise de 70 personnes

A l’heure des derniers préparatifs pour respecter les normes sanitaires, tout en maintenant «la qualité et le service», c’est un Franck Giovannini impatient de retrouver ses fourneaux et ses clients qui évoque l’impact de la pandémie sur son établissement. Derrière le grand chef aux trois étoiles se cache aussi un patron: son établissement emploie 70 personnes, 60 dans le restaurant et 10 dans la boulangerie attenante.