Peter Brabeck de Nestlé, Josef Ackermann de Deutsche Bank et quelque cent autres dirigeants de grandes entreprises dont Visa, Alstom, Vale, se sont réunis à Séoul deux jours avant la tenue du G20. Ils ont produit un rapport de 200 pages et émis douze recommandations dont voici une sélection:

1. conclure le cycle de Doha en 2011 pour «revitaliser» le commerce mondial. Ces discussions, lancées en 2001, sont bloquées depuis deux ans

2. encourager les investissements directs étrangers

3. favoriser le financement des petites et moyennes entreprises

4. soutenir la croissance mondiale, en réaffirmant la libre circulation des capitaux. Ce point fait référence à la multiplication des contrôles dans le cadre de ce qui est appelé la «guerre des monnaies»

5. mettre progressivement un terme aux politiques monétaires accommodantes pour éviter la création de bulle, et réduire les plans de relance sans augmenter les impôts

6.concerter les efforts pour pousser le modèle actuel de croissance vers une économie qui utiliser moins d’énergie fossile et facilite la création d’emplois dans les technologies propres.

Enfin, en marge de la réunion, Jo Ackermann a protesté contre le relèvement des exigences de fonds propres, dit Bâle III, que le G20 devrait approuver vendredi. Il redoute un renchérissement du crédit. Les défenseurs de la réforme avancent que les établissements seront plus sûrs sous Bâle III qu’avant, ce qui devrait au contraire réduire le coût de leur financement.