C’est un sérieux revers pour le groupe de Jean-Paul Clozel, patron d’Actelion, la première biotech européenne. Car la nouvelle indication du Tracleer, le médicament phare du groupe, et qui portait sur la fibrose pulmonaire idiopathique (IPF) avait le potentiel de doubler les ventes du groupe bâlois.

Mais les résultats des tests cliniques appelés Build-3 sont clairement décevants en termes de réduction de la mortalité. Il existe toutefois une tendance favorable pour cette approche, a relevé Jean-Paul Clozel dans un communiqué. A ce jour, il n’existe aucun traitement pour l’IPF, une maladie qui frappe 60’000 patients dans le monde et qui se traduit par un souffle court et une toux chronique.

En bourse, Actelion vaut 7 milliards de francs avant la séance. Mais l’échec de ce jour pourrait provoquer une baisse du cours allant jusqu’à 20%, selon un analyste qui tient à rester anonyme. D’ailleurs le titre est en baisse de 16% lundi à 45 francs lors des premiers échanges.

Le Tracleer représente 85% du chiffre d’affaires et perdra la protection de son brevet en 2015. Il faudrait que les autres projets en phase avancée de développement aboutissent pour remplacer la nouvelle indication espérée contre l’IPF, selon cet analyste. Pendant ce temps, Tero Weckroth, analyste de Kepler, réduit son objectif de cours de 20% et le porte à 65 francs.

Le groupe bâlois est en pleine phase d’expansion. Il a engagé environ 300 employés l’an passé. L’effectif atteint 2297 collaborateurs. L’échec de ce jour pourrait l’amener à sérieusement freiner cette croissance et peut-être de décider un arrêt des engagements.