Le gouvernement a mandaté les banques françaises Société générale (SG), Crédit agricole, néerlandaise ING, américaine Bank of America-Merrill Lynch, et les grecques Alpha Bank et Emporiki, filiale grecque du Crédit agricole.

Selon une source de marché, le montant de l’opération n’a pas été arrêté avant son lancement et dépendra de la demande des investisseurs.

Cette annonce intervient quatre jours après la décision prise à Bruxelles par l’UE après d’âpres tractations sur un plan d’aide à la Grèce financé par des prêts européens et du Fonds monétaire international (FMI), un mécanisme inédit depuis le lancement de la monnaie commune.

A la suite de cette décision, l’euro poursuivait son rebond face au dollar lundi, mais les cambistes restent prudents tant que persistent des risques de contagion.

Des taux encore élevés

L’accord sur le plan d’aide à la Grèce, décidé jeudi soir à Bruxelles, a provoqué une détente des taux des obligations d’Etat grecques, qui restent cependant à des niveaux élevés.

Lundi à la mi-journée, le rendement de l’obligation d’Etat grecque à 10 ans était de 6,224% contre 6,193% vendredi en fin de journée.

Une source du ministère grec des Finances avait indiqué samedi que l’émission obligataire serait lancée quand les «conditions sur le marché seraient appropriées», sans préciser la date.

La Grèce est confrontée depuis plusieurs mois à une crise financière sans précédent qui a renchéri considérablement les conditions d’emprunt du pays.

Pour continuer à refinancer sa dette, la Grèce a notamment besoin de près de 20 milliards d’euros (27 milliards de dollars) d’ici à la fin mai.

L’émission obligataire de lundi est la troisième lancée par le pays depuis le début de l’année.

Les deux précédentes émissions obligataires, les 25 janvier et 4 mars respectivement, de maturité 5 ans et 10 ans respectivement, avaient attiré cinq fois plus de demande que le montant proposé, malgré la conjoncture difficile. Ainsi, la première, a permis au final de lever 8 milliards d’euros à un taux de 6,20%, tandis que la deuxième a permis de recueillir cinq milliards d’euros à un taux de 6,38%.

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