«C’était mieux avant!» Odysseas Papanikolaou, marchand de café à Athènes, prononce directement ces quelques mots lorsqu’il se souvient du 1er janvier 2002 et de l’arrivée des euros sonnants et trébuchants en Grèce. Pour expliquer, il plonge dans sa mémoire. «La valeur de la drachme, notre monnaie nationale, était bonne. Avec une drachme, vous pouviez acheter bien plus de choses qu’avec un euro. Mais depuis, tout a augmenté: les prix des produits courants, les taxes, les loyers…»