La Grèce a le sommet de Riga en ligne de mire

Dette Le 24 avril, date butoir ou étape?

Le temps presse pour la Grèce, qui doit faire face à d’importantes échéances de remboursement ces prochains mois. A commencer par un prêt de 800 millions d’euros au Fonds monétaire international (FMI) le 12 mai. Or, si Athènes entend bénéficier de l’aide de ses bailleurs de fonds à l’avenir, et ne pas faire défaut sur une partie de sa dette, elle doit présenter son programme de mesures budgétaires le plus rapidement possible. En jeu: une dernière tranche d’aide de 7,2 milliards d’euros.

Initialement, la date butoir était prévue le 24 avril pour la réunion des ministres des Finances de la zone euro à Riga, en Lettonie. Mais ce sommet est de plus en plus envisagé par les experts comme un nouveau point d’étape plutôt que comme un rendez-vous décisif en vue d’un accord.

Car les négociations n’ont guère avancé ces dernières semaines. Du coup, tout le monde y est allé de son petit commentaire ce week-end à Washington, où se tenait la réunion printanière du FMI et de la Banque mondiale. Le patron de la BCE, Mario Draghi, la directrice du FMI, Christine Lagarde, le secrétaire au Trésor américain, Jacob Lew, mais aussi Eveline Widmer-Schlumpf, qui a souligné que, de l’avis général, «la Grèce devrait pratiquer un peu moins de communication et s’engager concrètement pour prendre en main ses problèmes».

Espoir au tableau

Du côté grec, Ioannis Dragasakis a reconnu ce dimanche dans une interview à l’hebdomadaire To Vima que, sans accord au mois de juin, «tout prendra un tour beaucoup plus difficile». Pour la première fois, le vice-premier ministre n’a pas écarté l’hypothèse d’élections ou d’un référendum en cas d’absence de compromis.

Seul espoir au tableau, l’interview de Poul Thomson publiée lundi dans le Handelsblatt . L’économiste du FMI chargé de l’Europe a assuré que depuis quelques jours il y avait un peu plus d’élan dans les négociations entre le gouvernement grec et ses créanciers.