Cette grève, à l’appel du syndicat Cockpit – qui représente plus de 4000 pilotes – a débuté comme prévu dans la nuit de dimanche à lundi. Lufthansa estime qu’elle subirait un manque à gagner total de l’ordre de 100 millions d’euros pour ces quatre jours de grève en cas d’annulation de tous ses vols.

La première compagnie aérienne européenne a mis en place un plan de vol d’urgence, qui prévoit entre 50% et 60% des vols, soit environ 1000 trajets. Certains de ces vols ont cependant été annulés lundi matin, a dit à l’AFP une porte-parole de la compagnie aérienne. Il faut s’attendre à ce que d’autres le soient au cours de la journée.

Pas le chaos

Les aéroports allemands n’avaient pas sombré dans le chaos lundi en matinée. A Francfort, principal nœud aérien de Lufthansa, le hall des départs était assez calme. Certains voyageurs préféraient remettre leur voyage et faisaient la queue pour se faire rembourser leurs billets. L’ambiance était plus tendue à d’autres guichets de la compagnie: des voyageurs en correspondance perdaient patience.

Quant aux passagers des lignes intérieures, ils devaient se reporter sur le train. La compagnie ferroviaire allemande Deutsche Bahn s’est préparée dès la semaine dernière à accueillir les passagers de Lufthansa, et a indiqué qu’elle mettrait si nécessaire des trains supplémentaires à disposition.

Cointrin particulièrement touché

En Suisse, 27 vols sont supprimés. L’aéroport de Genève est particulièrement touché avec 13 vols biffés sur 19. Mais les passagers ont toujours l’alternative de voler avec la compagnie Swiss entre Genève et Zurich pour ensuite prendre la correspondance de la compagnie vers l’Allemagne. La grève n’a pas d’impact sur les liaisons depuis Bâle-Mulhouse et Bern-Belp.

Pour compenser quelque peu les annulations chez Lufthansa, Swiss accroît ses propres capacités de 15-20% en utilisant de plus gros avions. Les passagers qui veulent se rendre en Allemagne depuis Genève doivent rejoindre Zurich pour tenter d’y trouver un vol.

Quant à l’aéroport régional de Berne-Belp, il annonce que sa liaison vers Munich n’est pas touchée, puisqu’elle est assurée par Partner Cirrus Airlines, qui est partenaire de Lufthansa mais indépendante.