Aller au contenu principal
Encore 1/5 articles gratuits à lire
Manifestation devant la tour Tamedia à Lausanne ce mardi 3 juillet 2018.
© Laurent Darbellay/Keystone

Presse 

Grève au sein des titres romands de Tamedia

Jusqu'à mercredi minuit, les journalistes de plusieurs titres romands de l'éditeur cessent de travailler

Les journalistes des titres romands de Tamedia, 24 HeuresLa Tribune de Genève et Le Matin font grève depuis mardi 16h00. Ils exigent que l’éditeur zurichois renonce notamment aux licenciements prononcés depuis le mois de juin. Mercredi midi, une manifestation aura lieu depuis la gare jusqu'à la Tour Tamedia. La parution des titres le jeudi serait menacée.

Tamedia menace les grévistes

La procédure de conciliation a été résiliée mardi après-midi, indique Patricia Alcaraz, secrétaire régionale chez syndicom, à Keystone-ATS. «Par rapport à nos revendications, il n’en est rien ressorti.» Et d’ajouter que les récents licenciements prononcés par Tamedia sont à leurs yeux une mesure de coercition.

D’après plusieurs journalistes, la direction de Tamedia a fait pression sur les employés pour qu’ils ne fassent pas grève. Le porte-parole de Tamedia pour la Suisse romande, Patrick Matthey, estime que l'éditeur est dans son droit. «D'après le texte de loi sur lequel nous nous appuyons, les licenciements collectifs durant la conciliation ne sont pas une mesure de coercition alors que la grève si.»

Et Tamedia de demander aux grévistes de cesser «immédiatement» leur mouvement. L'éditeur menace de résilier la convention collective de travail (CCT) et l'accord interne si son appel n'est pas entendu. A ses yeux, cette grève est «illicite» et »disproportionnée».

La majorité de la rédaction de 20 minutes ne prend pas part au mouvement. «Ils ne se sentent pas directement concernés», estiment plusieurs personnes interrogées. «L’absence de solidarité des autres titres ces dernières années à leur égard a aussi laissé des traces», glisse un journaliste.

Les rédactions romandes ont pris la décision de faire grève par 88% des voix. Les journalistes se disent «indignés par la fin de non-recevoir opposée par Tamedia à leurs propositions tendant à limiter les effets des mesures prises par Tamedia», précisent les syndicats. Ils demandent à Tamedia de «s’engager sérieusement, intensément et sans exclusion préalable d’aucune sorte» dans un processus de sauvegarde de la diversité de la presse romande. Ils exigent aussi «le retrait des licenciements» annoncés depuis juin.

Réaction de Tamedia

Dans un autre communiqué, le groupe de presse zurichois menace: si les journalistes ne cessent pas leur grève, «Tamedia pourrait résilier la Convention Collective de Travail et l’Accord Interne des Rédactions», indique l’éditeur.

Tamedia affirme avoir été «transparent» depuis le 8 juin, date de la phase de consultation. La direction a donné des chiffres et répondu à toutes les questions. Depuis le 28 juin, la phase de négociation d'un plan social a débuté. «Il est faux d'affirmer que Tamedia aurait rompu tout dialogue de manière unilatérale», souligne l'éditeur.

Publicité
Publicité

La dernière vidéo economie

«Nous tirons parti de la lumière pour améliorer le bien-être des gens»

Candidate au prix SUD de la start-up durable organisé par «Le Temps», la société Oculight est une spin-off de l’EPFL qui propose des aides à la décision dans l’architecture et la construction, aménagement des façades, ouvertures en toitures, choix du mobilier, aménagement des pièces, pour une utilisation intelligente de la lumière naturelle. Interview de sa cofondatrice Marilyne Andersen

«Nous tirons parti de la lumière pour améliorer le bien-être des gens»

n/a
© Gabioud Simon (gam)