La situation n’a pas cessé de se dégrader. Ce mercredi, le couperet est tombé. Dans un communiqué envoyé au Temps, la marque joaillière genevoise De Grisogono annonce avoir déposé une requête de mise en faillite aux autorités et confirme une information de GHI.

«Si cette requête est acceptée, la totalité des emplois en Suisse (soit 65 postes) sera vraisemblablement supprimée», écrit-elle. Selon la Tribune de Genève, qui a publié l’information mardi soir, une quinzaine d’emplois sont également touchés à l’étranger.

En vente depuis des mois

La marque, qui avait été rachetée en 2012 par Isabel dos Santos (fille de l’ancien président angolais) et son mari, était en vente depuis des mois. «Malgré de considérables avancées, la transaction n’a pu aboutir. Sans soutien financier des actionnaires actuels, et sans repreneur, la solvabilité de l’entreprise est désormais remise en question, rendant de ce fait la continuation de l’activité impossible», regrette l’entreprise.

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Cette annonce survient une dizaine de jours après la publication des «Luanda Leaks» par le Consortium international de journalistes d’investigation qui ont éclairé la façon dont Isabel dos Santos a bâti sa fortune. Selon la Tribune de Genève, la famille dos Santos, sans le soutien de l’Etat angolais, n’est simplement plus en mesure de financer seule la marque de joaillerie connue pour ses pièces parfois extravagantes.

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Au total, des factures d’un montant total de 1,4 million de francs restent impayées, notamment vis-à-vis de différents sous-traitants de l’Arc jurassien.