«L'année 2000 peut être qualifiée d'excellente!» Walter Käser, directeur financier, avait toutes les raisons d'afficher le sourire. L'an dernier, le groupe Vontobel a affiché un bénéfice net en hausse de 40% à 341,6 millions de francs. Ce résultat inclut des charges de 151 millions consacrées au développement de «y-o-u», le projet de banque Internet de l'établissement zurichois.

Il faut toutefois souligner que le groupe a profité de revenus extraordinaires pour 108,7 millions de francs (19 millions en 1999) grâce à la dissolution de réserves et de provisions. Le conseil d'administration propose à l'assemblée générale le versement d'un dividende de 150 francs pour l'action au porteur et de 30 francs pour l'action nominative (+50%).

L'an dernier, le produit d'exploitation a progressé de 36% à 862,1 millions de francs. Les opérations de commissions ont augmenté de 34% à 613 millions de francs, dont 86 millions pour les entrées en Bourse. Le produit des opérations de négoce s'est élevé à 252,2 millions de francs (+28%). Le résultat des opérations d'intérêt a atteint 78 millions de francs (+104,5%).

Explosion des coûts

L'an dernier a été caractérisé par une forte croissance des recettes, mais également par une explosion des coûts. Les charges d'exploitation ont ainsi bondi de 52% à 432,4 millions de francs en raison des investissements consacrés à «y-o-u» et à la hausse de charges du personnel (+22,8%). Le groupe a en effet continué d'engager massivement. A la fin de l'année dernière, il comptait 895 employés, soit 167 de plus qu'une année auparavant. Malgré la hausse de l'effectif, le bénéfice par collaborateur a augmenté de 48 000 francs à 382 000 francs. Walter Käser, directeur financier, s'est voulu rassurant en précisant que le ratio de coût – le rapport entre charges et produit d'exploitation – n'avait que faiblement augmenté de 0,45 à 0,50. Le bénéfice brut a atteint 429,7 millions de francs (+22%).

A la fin 2000, le groupe gérait 76,7 milliards de francs (+8%), dont 48% pour le compte de clients institutionnels et 34% pour des particuliers. Deux tiers de cette hausse proviennent d'argent frais. Celle-ci est intervenue au premier semestre, les six derniers mois se caractérisant par un ralentissement des affaires en raison d'un environnement boursier difficile. Quant aux fonds propres, ils ont pour la première fois dépassé le cap du milliard de francs (1,195 milliard), dégageant une rentabilité (ROE) de 37% (32% en 1999).