Le groupe Ringier a poursuivi sa croissance l’an dernier. Malgré des revenus en repli, notamment dans les médias imprimés, le groupe de presse alémanique est parvenu à accroître son excédent brut d’exploitation (EBITDA) à 110,6 millions de francs, contre 108,3 millions en 2016.

Lire aussi: Ringier ferme son imprimerie d'Adligenswil et supprime 172 postes

Ringier a vu sa rentabilité s’étoffer pour un troisième exercice consécutif, et cela malgré un environnement historiquement difficile dans les activités d’édition traditionnelles, relève mercredi le groupe qui publie notamment les quotidiens Blick et Le Temps. Reflet de ce contexte exigeant, les revenus se sont eux contractés à un milliard de francs, contre 1,04 milliard à fin 2016.

Des «décisions dures et douloureuses»

L’amélioration de la rentabilité a reposé sur la bonne tenue des affaires dans les activités numériques, mais aussi les mesures mises en œuvre dans l’ensemble du groupe en vue d’en accroître l’efficacité. Pour mémoire, l’exercice sous revue a notamment été marqué à ce titre par la disparition du magazine romand L’Hebdo ainsi que la fermeture du centre d’impression d’Adligenswil (LU).

Ringier a ainsi poursuivi sa transformation en une entreprise internationale de médias numérique et diversifiée, même si le groupe reconnaît avoir dû prendre des «décisions dures et douloureuses». Evoquant sa mue, le groupe note qu’il négocie actuellement avec Swisscom la reprise de la part de la SSR dans leur régie publicitaire commune Admeira.