Le géant pharmaceutique américain Pfizer et son rival britannique GlaxoSmithKline (GSK) ont anoncé ce jeudi dans un communiqué commun qu’ils s’alliaient pour créer une nouvelle entité, qui regroupera toutes leurs activités dans le domaine des traitements contre le sida.

La nouvelle entreprise, dont le nom est encore inconnu et qui sera basée à Londres, possédera un portefeuille de 11 médicaments déjà sur le marché, dont le chiffre d’affaires combiné s’est élevé en 2008 à 2,4 milliards de dollars, et de six médicaments actuellement en cours de développement, ont-ils indiqué.

Selon les termes de l’accord, GSK détiendra tout d’abord 85% de la filiale et Pfizer 15%, un partage qui reflète le positionnement de leurs produits actuellement commercialisés, selon le PDG de GSK, Andrew Witty. La participation de chaque groupe sera ensuite ajustée selon le développement futur de la filiale.

Si tous les objectifs originaux sont atteints, Pfizer contrôlera 24,5% de la filiale et GSK 75,5%, est-il précisé dans le communiqué.

L’entreprise, exclusivement dédiée à la recherche, au développement et à la commercialisation de traitements anti-sida, devrait contrôler 19% du marché dans ce domaine, qui possède un fort potentiel de croissance, ont expliqué les deux groupes.

La transaction, qui devrait être finalisée au quatrième trimestre, devrait n’avoir aucun impact en 2009 et un impact «légèrement positif» en 2010 et 2011 sur les résultats de Pfizer, et ne devrait avoir un impact positif sur ceux de GSK qu’à partir de 2012.

Cette annonce intervient alors que les grands groupes pharmaceutiques, confrontés à la concurrence des médicaments génériques et à l’expiration de brevets de médicaments vedettes, cherchent à élargir leur portefeuille de traitements et à diversifier leurs ventes. Pfizer avait ainsi annoncé fin janvier l’acquisition de son concurrent Wyeth.