Les autocollants «Stop 5G» ont quasiment disparu des rues, les militants n’ont pu organiser aucune manifestation, aucune initiative n’a été lancée… A première vue, en Suisse, les opposants à la 5G ont abandonné la lutte. Quoi de plus normal, puisque Swisscom et Sunrise affirment déjà couvrir 90% de la population avec cette technologie? Mais les apparences sont trompeuses. Sans faire de bruit, en agissant au niveau local, les militants ont intensifié leur action. En menant une guérilla d’opposition à tout projet d’antenne, ils mènent la vie dure aux opérateurs. Dans le cadre de cet article, nous avons voulu donner la parole à celles et ceux qui luttent toujours contre la 5G, plus de deux ans après l’attribution des licences à Swisscom, Sunrise et Salt.

Parmi ces militants, il y a Louisa Diaz, membre du comité de l’association Stop5G. Pour elle, la bataille n’est de loin pas terminée, malgré les milliers d’antennes déjà activées. «Attention, ces antennes diffusent une sorte de 4G améliorée, qui n’utilise ni les ondes millimétriques, ni ne propose les débits promis par les opérateurs. La vraie 5G n’en est qu’à ses débuts et nous faisons tout pour lutter contre son déploiement.» Selon Louisa Diaz, les militants anti-5G parviennent à faire opposition à 90% des mises à l’enquête des opérateurs au niveau suisse. «Parfois une mise à l’enquête nous échappe, parfois nous ne trouvons personne au niveau local, éligible pour faire opposition, qui soit motivé. Mais dans l’immense majorité des cas, nos actions permettent de bloquer les projets des opérateurs», poursuit-elle.