Depuis le 24 février, la Russie encaisse environ 1 milliard d’euros par jour pour ses exportations de combustibles fossiles, selon une étude du Crea, un think tank basé en Finlande, qui pointe notamment le rôle de l’Allemagne, de l’Italie et de la Chine. Selon ces données, les ventes à l’export de charbon russe se seraient accrues de 20% entre janvier-février et mars-avril; celles de gaz naturel liquéfié (GNL) auraient grimpé de 50% dans le même temps. En revanche, le rythme des exportations de pétrole a chuté de 20% depuis début avril. Moscou semble avoir trouvé de nouveaux débouchés pour son brut, notamment en Inde et en Egypte, mais pas assez importants pour compenser la baisse en Europe.

Avant la guerre, la dépendance de la Suisse au gaz russe était estimée à 30 à 40%. Le pays ne figure pas dans ces statistiques car il ne s'approvisionne pas directement auprès de ce pays mais passe par des intermédiaires.

En conclusion de leur étude, les experts du Crea appellent à frapper la Russie au portefeuille en cessant tout achat de ses combustibles fossiles, ou à instaurer des taxes à l’importation pour décourager les acheteurs.

Lire également: L’étrange ballet des navires de gaz russe en Europe