Spécialiste de la finance d’impact, Guillaume Taylor se trouvait en congé sabbatique dans une forêt de Tasmanie lorsque la pandémie est devenue une réalité mondiale, entre février et avril 2020. Lorsqu’il a rallumé son smartphone, le Genevois ayant grandi aux Etats-Unis y a trouvé trois types de messages: des interlocuteurs cherchaient des réponses à la pandémie, d’autres lui parlaient de solutions pour un monde plus durable, et d’autres encore militaient pour que les individus réfléchissent différemment à leur bien-être. La pandémie a provoqué un changement de perception, résume le patron de Quadia, une société de gestion qui investit dans des entreprises qui font du bien à la planète. Selon lui, si elle veut devenir véritablement durable, la finance doit également changer de logiciel et réinventer ses méthodes de fonctionnement. Investir dans des domaines plus bénéfiques à l’environnement n’est de loin pas suffisant, avance-t-il. Active depuis 2010, Quadia gère environ 250 millions d’euros d’avoirs, avec 16 employés.

Le Temps: La finance durable est-elle vraiment une forme améliorée de la finance?