Mathieu Horras, un ingénieur en mécanique et spécialiste des technologies médicales, sort de sa sacoche une longue pince métallique qui se termine par deux crochets acérés. Cet instrument s’actionne comme une paire de ciseaux. Les gynécologues l’insèrent dans le vagin des patientes pour saisir et tirer, à l’aide de ces deux crocs, le col de l’utérus avant la pose d’un stérilet. Ce geste, effectué sans anesthésie, avait déjà lieu il y a plus de cent ans. Il continue d’être effectué aujourd’hui.