Depuis le mouvement #MeToo en 2017, les langues se délient davantage face aux affaires de harcèlement. Dans le milieu du cinéma, de la musique, du sport, mais aussi dans les entreprises: le développeur de jeux vidéo Ubisoft était sous le feu des projecteurs cet été pour plusieurs histoires de harcèlement sexuel. La société Uber a été, elle, pointée du doigt pour sa culture d’entreprise «brutale et sexiste», avant de changer de patron.

La semaine dernière, c’est la Banque nationale suisse qui faisait face à des dénonciations de sexisme et de discrimination salariale au sein de la société. Thomas Jordan, son président, a rejeté ces accusations, parlé d'éventuels «cas particuliers» et estimé qu’il n’y avait pas de «problème systémique» à la BNS.