Economie

Harmoniser les définitions d'un pays à l'autre relève encore du «casse-tête»

La définition du sous-emploi – ou chômage partiel – varie d'un pays à l

La définition du sous-emploi – ou chômage partiel – varie d'un pays à l'autre. En Suisse, un employé est à temps partiel s'il travaille moins de 90% de la durée normale. Dans la législation espagnole, ce sont toutes les personnes actives dont le volume de travail représente moins de deux tiers de l'horaire normal de la branche économique en question. En Irlande, les employés qui ont un emploi rémunéré au moins huit heures par semaine pendant 13 semaines en continu font partie de cette catégorie. Pour ce qui est du chômage, le cas du Royaume-Uni nous donne un autre exemple des différences de définitions et de la confusion que celles-ci peuvent engendrer. Dans ce pays, le taux de sous-emploi est calculé selon les critères de l'Office statistique des communautés européennes (Eurostat). Ces estimations proviennent d'enquêtes sur la population active qui ne concernent que les ménages privés. Une fois ces chiffres standardisés et rendus conformes aux directives du BIT, c'est une tout autre photographie du marché de l'emploi qui apparaît. Moins flatteuse celle-là. En avril 1998, dans un souci de transparence, les chômeurs ont vu leurs rangs brutalement augmenter de 500 000 nouveaux individus. Echappant à l'outil statistique pendant de longues années, une partie de la population sans emploi est soudainement apparue sous les projecteurs. Lumière et visibilité. De 4,9%, le taux de chômage, cette fois standardisé, est passé à 6,4%. Soit une augmentation de 35% en une seule nuit. De quoi faire des cauchemars.

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