L'an dernier, Egon Zehnder International (EZI) a dégagé des recettes d'honoraires de 320 millions de francs (+13%). Pour 1998, l'entreprise, spécialisée dans la recherche de cadres et dirigeants, ne publie plus son bénéfice.

En 1997, il s'élevait à 23,8 millions; 58% des honoraires proviennent d'Europe, 28% des Amériques et 14% d'Australie et d'Asie. La part de l'Asie a stagné en raison de la crise que subit la région. La Suisse a réalisé des recettes entre 20 et 25 millions de francs, soit près de 7% du volume d'honoraires mondial, a indiqué mercredi à Zurich Mark Hoenig, directeur associé d'Egon Zehnder International.

En Suisse, près de deux tiers des contrats sont des mandats internationaux. Pour Mark Hoenig, cette évolution illustre les efforts des entreprises helvétiques pour engager des personnalités qui ont fait leurs preuves au niveau international.

De plus, sous la pression des investisseurs institutionnels, un nombre croissant de sociétés intègre des compétences anglo-saxonnes au sein de leur conseil d'administration. Ce sont surtout les banques, l'industrie et les technologies de l'information qui font le plus souvent appel aux services d'Egon Zehnder (voir le graphique).

L'an dernier, le chasseur de têtes employait 250 consultants (+34) sur un total de 750 employés. Actif dans 52 pays, Egon Zehnder a ouvert en 1998 quatre nouveaux sièges: à Boston, Santiago du Chili, Bogotá et Tel-Aviv.

Cette année, une nouvelle société sera constituée à Djeddah en Arabie saoudite. E. Br.