L'année 2020 a été «un défi pour nos clients et pour nos collègues», selon le patron d'UBS Ralph Hamers, mais elle s'est révélée très profitable pour la banque elle-même. La première banque suisse a généré 6,6 milliards de dollars de bénéfice net l'an dernier (5,87 milliards de francs), en hausse de 54,2% par rapport à 2019, selon un communiqué diffusé mardi matin. Dans l'ensemble de ses activités, UBS a attiré plus de 100 milliards de dollars de nouveaux capitaux, dont 43,3 milliards dans la gestion de fortune internationale et la gestion d'actifs. Le dividende prévu au titre de 2020 s'élève à 0,37 dollar, contre 0,73 dollar pour 2019.

La banque a atteint ou dépassé tous ces objectifs de croissance et de revenus, s'est encore félicité Ralph Hamers, cité dans le communiqué. Les fonds gérés par UBS, dans l'asset management et la gestion de fortune, atteignent un nouveau record à 4100  milliards de dollars. La banque a dégagé un rendement des fonds propres de 17,6% l'an dernier. 

Gestion de fortune, l'activité la plus rentable

Par division, la gestion de fortune a publié 4,1 milliards de dollars de bénéfice avant impôt l'an dernier, +20% alors que l'objectif de croissance se situe entre 10 et 15%. Les actifs sous gestion atteignent 3000 milliards de dollars. La division de banque d'investissement a généré 2,5 milliards de bénéfice avant impôt et celle intitulée «Personal & Corporate Banking», 1,2 milliard. Dans la gestion d'actifs, enfin, le bénéfice avant impôt a atteint 1,5 milliard, pour 1100 milliards d'actifs investis. 

Par ailleurs, la banque va proposer deux nouveaux venus pour élection à son conseil d'administration. Il s'agit du Genevois Patrick Firmenich, président de Firmenich depuis 2016, après avoir été directeur général de l'entreprise familiale, qui est l'un des leaders mondiaux des parfums et arômes. La responsable du service juridique de Roche, Claudia Böckstiegel, est également pressentie pour le conseil d'administration.

En juin 2020: UBS scrute les révoltes d’actionnaires