Nous voyons un environnement positif pour les actions, et attendons une poursuite de la hausse des indices. En particulier, nous sommes favorables à l'Europe, et au marché suisse, et aussi au marché japonais.

Quant aux actions américaines, les blue chips affichent actuellement des valorisations bon marché, offrant des prix d'achat très raisonnables. Nous ne sommes pas inquiets pour les perspectives de l'économie américaine: il est probable que l'on assiste à un atterrissage en douceur. Nous ne tablons pas sur le scénario d'une récession outre-Atlantique.

Les valeurs américaines liées au secteur immobilier et à l'énergie ne devraient pas affecter négativement le marché américain: ces secteurs, qui incluent les valeurs de la construction de logements et celles des compagnies pétrolières, ont déjà connu d'importantes baisses et sont restés sous pression ces derniers mois. La tendance baissière de ces secteurs devrait se poursuivre à moyen terme. Notamment, les analystes voient les cours du baril de pétrole reculer encore, et ont de ce fait des estimations conservatrices pour les bénéfices du secteur des sociétés pétrolières.

A ces niveaux déjà, les titres de l'énergie sont devenus très attrayants. Si le prix du baril de pétrole devait se stabiliser au lieu de reculer, les analystes réviseraient même leurs perspectives bénéficiaires à la hausse pour le secteur. C'est pourquoi nous aimons en ce moment les valeurs pétrolières.

En Europe, les actions se traitent à des valorisations plus basses qu'aux Etats-Unis. Certes, ces trois dernières années, l'écart s'est réduit entre les deux zones, mais les actions d'Europe valent toujours 10% moins cher d'après nos modèles. Outre l'argument des valorisations, nous voyons actuellement plus de potentiel dans les actions européennes en raison du potentiel de rattrapage de l'économie européenne.

Enfin, les actions japonaises restent chères par rapport à l'Europe et aux Etats-Unis. Mais nous sommes favorables aux valeurs nippones car l'archipel profite de sa sortie de déflation, ce qui favorise une efficience et une rentabilité accrues des entreprises. Cela mène à des réallocations, par des fonds de placement détenant une grande part en obligations japonaises gouvernementales, en faveur des actions.