Les bonus des employés des banques de la City, premier centre financier européen, devraient atteindre 6,8 milliards de livres (7,8 milliards d’euros) sur l’année fiscale 2010/2011 qui vient de démarrer, contre 6 milliards l’année précédente, a estimé vendredi le Centre for Economics and Business Research (CEBR).

Le CEBR a expliqué, dans un communiqué, avoir revu à la hausse de 100 millions de livres son estimation des bonus pour l’année fiscale en cours, en raison d’une hausse des recrutements dans la City, de nombreux établissements cherchant à étoffer leurs équipes décimées par la crise.

Toutefois, le cabinet a souligné que pour la première fois cette année, la majorité de ces primes reviendrait au fisc britannique, en raison d’un alourdissement de la fiscalité sur les contribuables les plus aisés.

En effet, en tenant compte de la création d’une nouvelle tranche supérieure de l’impôt sur le revenu, taxée à 50%, et des cotisations sociales, les salariés de la City devraient percevoir un montant net de 3,6 milliards, tandis que le Trésor «devrait empocher environ 4 milliards de livres grâce à ces primes exceptionnelles», en rajoutant les cotisations patronales correspondantes.

Le CEBR souligne par ailleurs que le montant de 6,8 milliards reste «nettement inférieur» au record de 2007, qui était de 10,2 milliards de livres, «en raison d’un nombre beaucoup plus réduit de personnes travaillant dans la City, et d’un montant moyen des primes plus faible».