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Baidu, la société technologique chinoise, a commencé la production à grande échelle d'un minibus autonome. Il sera déployé dans les aéroports et les sites touristiques.
© NG HAN GUAN/AFP Photo

Technologie 

Le high-tech chinois court derrière les GAFA

La valorisation d’Apple à 1000 milliards de dollars met en lumière un secteur en pleine croissance. Aux côtés des multinationales américaines, des entreprises chinoises progressent aussi dans la téléphonie, le big data, les véhicules autonomes et l’intelligence artificielle

Le géant technologique Apple, fabricant d’iPhone et divers autres produits et fournisseur de services (Apple Music, Apple Pay) vient de remporter la course symbolique à la capitalisation boursière, atteignant 1000 milliards de dollars jeudi. Mais les autres entreprises technologiques américaines qui font partie du groupe dit GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple) sont, malgré quelques déboires, tout aussi dynamiques. Vendredi après-midi, elles étaient valorisées respectivement à 857 milliards, 894 milliards et 509 milliards.

Lire aussi: Apple échappe aux tirs croisés sino-américains

Autant dire que les entreprises high-tech américaines s’imposent sur le marché mondial. En l’absence totale des Européens, les seuls concurrents sont les Chinois. Selon un classement en date de fin mai 2018 réalisé par MarketWatch, neuf des 20 premières entreprises technologiques au monde sont chinoises.

Les spécialistes du high-tech se plaisent à comparer les GAFA aux TABX (Tencent, Alibaba, Baidu, Xiaomi). Dans cette bande de quatre, Tencent, fournisseur de services internet, mène la course: sa capitalisation boursière était évaluée vendredi à 424 milliards de dollars.

Dans le viseur américain

Les TABX évoluent toutefois dans un environnement plus difficile que les GAFA et font les frais de la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine. Par exemple, l’iPhone est assemblé dans des usines chinoises et est vendu par millions en Chine, mais sans faire l’objet d'un quelconque tarif douanier punitif. Les TABX, comme l’ensemble du secteur technologique chinois, sont par ailleurs dans le viseur de l’administration américaine, qui les accuse de contrefaçons et de violation de la propriété intellectuelle. A l’inverse, les utilisateurs ont un accès restreint et difficile à Facebook et à Google en Chine.

Lire également: Le high-tech rattrapé par les tensions entre Washington et Pékin

Pour Howard Yu, professeur d’économie à l’IMD (Lausanne), le business model des entreprises américaines et celui des chinoises est fondamentalement différent. «Les premières opèrent de façon classique, produisent, exportent et gagnent des parts de marchés, souligne-t-il. Pour leur part, les sociétés chinoises sont impopulaires à l’étranger, opèrent avant tout à l’intérieur du pays, suivent un agenda de Pékin dont les objectifs ne sont pas les mêmes que ceux d'une entreprise privée.» Par exemple, Alibaba, le numéro un du commerce en ligne, doit investir des milliards avant de pouvoir livrer ses colis dans les régions rurales.

Les TABX

Au fait, qui sont les TABX? Tencent, fournisseur de services internet, de publicité, de paiement électronique et connue surtout pour sa plateforme de messagerie WeChat, est entrée à la bourse de Hongkong en 2004. Depuis le début de l’année, son action évolue en baisse et les investisseurs attendent les résultats du dernier trimestre, qui seront publiés le 15 août avec une certaine impatience. Le groupe, qui emploie 46 000 collaborateurs, est basé à Shenzhen.

Lire aussi: L’échappée boursière d’Apple et ses précédents

Alibaba, 66 000 employés et numéro un du commerce électronique, a aussi développé des plateformes de paiement électronique, de reconnaissance vocale et faciale et des jeux. C'est probablement l’une des multinationales chinoises parmi les plus connues à l’étranger pour avoir développé des partenariats. Le dernier en date a été négocié le mois dernier avec le groupe français Bolloré pour la fourniture de services de cloud, de big data et d’intelligence artificielle. Capitalisation boursière: 471 milliards de dollars.

Premier minibus autonome

Baidu, le «Google chinois», exploite un moteur de recherche sur internet. La société offre des services de publicité et de vidéo en ligne, de stockage, d’intelligence artificielle et des objets connectés. Le mois dernier, la société, dont le siège est à Shenzhen, a annoncé le début de la production à grande échelle du premier minibus autonome de Chine. Basée à Pékin, Baidu compte 40 000 collaborateurs. Sa capitalisation boursière: 82 milliards de dollars.

Lire aussi: Le chinois Baidu lance ses bus autonomes

Xiaomi, le quatrième fabricant de smartphones et d’objets connectés en Chine, est à peine connue à l’étranger, mais elle fait déjà partie du Top Twenty des entreprises technologiques mondiales. Sa spécificité consiste à proposer des appareils haut de gamme à des prix abordables et en les vendant uniquement en ligne. Fondée en 2010 à Pékin, Xiaomi compte 14 000 collaborateurs. La société a fait son entrée difficile à la bourse de Hongkong en juin. Capitalisation boursière: 48 milliards de dollars.

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