«En cas d'élection à la présidence des Etats-Unis, je me demanderai si ça vaut encore la peine de ranimer les négociations du Cycle de Doha, actuellement en panne.» Cette déclaration a été faite dimanche par Hillary Clinton au Financial Times. Selon elle, les théories vantant les mérites du libre-échange ne seraient plus applicables dans l'ère de la mondialisation. Récemment, la favorite à la candidature démocrate à la Maison-Blanche avait demandé que les Etats-Unis prennent du temps avant de s'embarquer dans des accords commerciaux. «Je suis d'accord avec Paul Samuelson, cet économiste très connu, qui a récemment déclaré que la théorie de l'avantage comparatif ne serait pas applicable à l'économie du XXIe siècle», a encore ajouté la sénatrice de New York.

Ce n'est pas du protectionnisme

«Je veux penser à un programme commercial plus complet pour le XXIe siècle. Cela n'a rien à voir avec le protectionnisme. Il s'agit d'une stratégie responsable. L'alternative est de reprendre là où le président Bush a abandonné; cela n'est pas une option.» Le quotidien londonien fait remarquer que la déclaration d'Hillary Clinton arrive à un moment critique dans la course à la nomination démocrate. Plusieurs candidats ainsi que la base du parti se montrent sceptiques à propos d'une économie ouverte.