Hongkong restera-t-elle une place forte du luxe? Rien n’est moins sûr. Depuis le début de la crise politique en avril 2019, le tourisme d’affaires et de loisir dans la péninsule n’a cessé de s’effriter. Avec la pandémie de Covid-19, il est aujourd’hui pratiquement inexistant (20 000 visiteurs en juillet contre plus de 5 millions l’année précédente, selon Hong Kong Tourism Board). «Il n’y a plus personne dans les rues, dans les boutiques, tout est vide», témoigne Diego Böttger-Zevallos, un homme d’affaires suisse actif dans l’horlogerie.

En août, les exportations horlogères à destination de Hongkong ont poursuivi leur déclin (-16,4%, contre -42,9% en juillet). L’île enregistre le deuxième plus fort ralentissement derrière le Japon (-24,5%), selon les statistiques publiées jeudi par la Fédération de l’industrie horlogère suisse. Tous marchés confondus, le recul est de 11,9%, à 1,9 milliard de francs. Parmi les principaux débouchés, seule la Chine continentale affiche une croissance, pour le troisième mois consécutif, à 44,9% (+59,1% en juillet). Depuis le début de l’année, les exportations horlogères ont chuté de 30,5% par rapport aux huit premiers mois de 2019.