Pour la troisième année de suite, Hongkong reste la ville la plus chère du monde pour les expatriés, selon la dernière édition publiée mardi du baromètre annuel du cabinet Mercer, qui classe 209 villes à travers le monde. Six villes parmi les dix plus chères sont situées en Asie, trois en Suisse (Zurich (4e), Berne (8e) et Genève (9e), et une (New-York (6e) aux Etats-Unis.

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En deuxième position, la capitale du Turkménistan, Achkhabad, est une ville frappée par «une crise économique qui entraîne une pénurie de devises, donc des problèmes pour importer», mais où ne vivent pas beaucoup d'expatriés, a expliqué à l'Agence France-Presse (AFP) Jean-Philippe Sarra, leader mobilité chez Mercer France.

Un classement impacté par le taux de change et l'inflation

Tokyo recule de la deuxième à troisième place et Singapour de la troisième à la cinquième. Les variations de taux de change comme l'inflation influent sur ces évolutions.

«La force du dollar a fait augmenter les coûts pour les expatriés dans les villes américaines», selon le communiqué de Mercer. Outre New-York qui gagne trois places par rapport à 2019, San Francisco se maintient à la 16e place et Los Angeles avance d'une place de la 18e à la 17e.

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Londres gagne quatre places et devient la 19e ville la plus chère parce que la livre «gagne en valeur par rapport à toutes les grandes monnaies mondiales».

Les villes les moins chères sont Karachi, au Pakistan (205e), Bichkek et Tachkent (206e), Windhoek (208e) et Tunis (209e).

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L'épidémie aura des conséquences sur l'expatriation

«On a fait notre relevé de prix en février et en mars» quand «la plupart des pays du monde n'étaient pas encore impactés par la crise», précise Jean-Philippe Sarra. Sur un autre relevé de prix réalisé en avril mais sur un échantillon de biens et de services et un nombre de villes beaucoup plus limité, on a noté «aucun impact» sur le classement, a encore indiqué le responsable de Mercer.

A l'avenir, la crise du coronavirus pourrait toutefois avoir des conséquences sur l'expatriation de salariés par les entreprises.

«Il y aura des changements mais on ne sait pas encore dans quelle mesure la crise aura un impact sur la mobilité», selon Jean-Philippe Sarra qui explique qu'«il y a des expatriés qui n'ont plus vraiment envie de rester ou de partir en expatriation».