L’équipe de produits structurés de HSBC Private Bank (Suisse), basée à Genève sous la direction d’Isabelle d’Orlando, est chargée d’offrir des solutions aux clients ayant un compte en Suisse et au Luxembourg. La part de ces produits dans les portefeuilles de la banque s’élève en moyenne à 5,5%, selon la banque. Elle dépasse donc la moyenne suisse, qui est de 4,53% selon la BNS.

L’unité dirigée par Isabelle d’Orlando, entrée chez HSBC en 2005, après Barclays et JP Morgan, emploie huit spécialistes à Genève. Active depuis 2002, HSBC Private Bank (Suisse) vise ici à chercher, traiter et exécuter les idées d’investissements pour les clients internes, dans les structurés sur toutes les classes d’actifs et également dans les OTC (gré à gré).

Signe de son développement sur la scène helvétique des structurés, HSBC est en train de discuter sa participation en tant que membre passif de l’Association suisse des produits structurés.

La régulation est de plus en plus stricte en particulier pour la distribution des produits. L’intérêt de participer aux discussions est notable. La Finma met par exemple l’accent sur la formation des gérants en structurés. HSBC n’y est pas insensible. Elle a toujours offert des cours de formation en structurés, sous la direction d’Isabelle d’Orlando et de son équipe. La perspective est pragmatique, l’objectif étant de faciliter la compréhension et l’utilisation au jour le jour. «Nous avons revu notre approche ces derniers mois car beaucoup d’anciens collègues étaient insuffisamment formés», explique-t-elle. Depuis le début de l’année, la société offre des séances de formation plus régulièrement et à tous les gérants de portefeuille. «Nous réfléchissons à la mise sur pied d’un examen pour s’assurer du professionnalisme en structurés de nos gérants et de leurs connaissances des moindres détails», ajoute-t-elle. Il existe déjà un examen portant sur les Futures et options. «Le degré de sophistication des gérants s’est incontestablement amélioré en dix ans», selon Isabelle d’Orlando. Mais le savoir facilite l’utilisation. Ce sont les gérants les mieux formés qui en achètent le plus, selon HSBC.

Les idées de produits de HSBC se fondent sur trois approches, la recherche de la banque, les demandes spécifiques des clients, et, dans les OTC, les solutions qui correspondent à une problématique spécifique au portefeuille d’un client.

L’organisation de l’équipe de structurés est double. Les experts en structurés proposent leurs produits en fonction des zones géographiques des clients, afin que chaque expert s’adresse toujours aux mêmes gérants. Une deuxième répartition est fonction des types de produits. Les interlocuteurs de l’équipe genevoise sont les traders de la banque d’investissements de HSBC à Paris (actions et taux d’intérêt) et Londres (crédit et changes).

Actuellement, l’essentiel de l’activité concerne les produits d’optimisation du rendement, notamment sous la forme de «Floating Rate Notes», une alternative au cash. Les produits sont similaires aux obligations si ce n’est que le risque est celui de la banque émettrice.

L’activité, cette année, est similaire à l’année dernière. Les produits ayant généré le plus d’affaires ont été les «dual currency» (placement monétaire), étant donné que le client assume le risque de change, la banque peut lui offrir une meilleure rémunération pour son dépôt à terme et les structures sur actions (indices et secteurs), par exemple sur les banques.

Au cours des prochains mois, l’objectif est de terminer la plateforme d’émission et de négoce sur les structurés sur actions. Pour le reste de l’année, la banque veut aussi poursuivre une gestion dynamique de la partie produits structurés des portefeuilles des clients. Enfin, troisième objectif, la banque veut poursuivre la formation de tous les gestionnaires de fortune.

«Nous réfléchissons à la mise sur pied d’un examen pour s’assurer du professionnalisme en structurés»