HSBC Private Bank (Suisse) envisage de supprimer 260 emplois en Suisse d’ici à avril 2017, sur 1350 actuellement. Le but est de réduire les coûts et de gagner en efficacité. Ce programme d’économies n’est pas lié à l’affaire SwissLeaks, selon le porte-parole de la banque.

«Ce programme de réduction des coûts est une nouvelle étape de notre stratégie. Elle est rendue possible par la mise en œuvre d’une nouvelle plateforme bancaire, un investissement dans l’avenir de la banque», a expliqué mercredi à l’ATS le chef des communications de HSBC Suisse, Michael Spiess, confirmant une information de la «Tribune de Genève» et de «L’Agefi».

Le personnel a été informé mardi et une procédure de consultation a été organisée jusqu’à la mi-mai. L’essentiel des postes devrait être supprimé en 2016, si possible par des départs à la retraite et le non-remplacement du personnel.

«Ces mesures, envisagées de longue date, visent à gagner en efficacité. Elles ne sont pas le résultat de récentes informations des médias» (révélations SwissLeaks), a indiqué Michael Spiess.

Pas de départ de la Suisse

Il a également souligné qu’il ne s’agit en aucun cas d’une étape vers la vente de la filiale de la grande banque britannique ou le départ de HSBC de la Suisse. «Nous restons attachés à la Suisse», a-t-il dit.

Pour preuve, la banque souligne dans un bref communiqué qu’elle a investi 200 millions de dollars dans ses bâtiments et sa nouvelle plateforme informatique. «HSBC reste pleinement engagée en Suisse, à la fois comme un centre clé de la gestion de fortune et un marché prioritaire pour le groupe», affirme le communiqué.

Les postes susceptibles d’être supprimés le seront principalement dans le back-office à Genève, en lien avec la nouvelle plateforme d’Avaloq Group. Ce système informatique permettra d’accroître l’efficacité des services de la banque et d’externaliser différentes tâches.

HSBC Suisse a entrepris ces dernières années un repositionnement stratégique: diminution du nombre de marchés couverts, concentration sur des clients possédant au moins 5 millions de dollars. La masse sous gestion a en conséquence diminué de quelque 70% depuis 2007 passant de près de 120 milliards à 68 milliards de dollars l’an dernier.