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La banque privée genevoise du groupe HSBC a perdu 170 millions de francs en 2017.
© FABRICE COFFRINI/AFP PHOTO

Banque

HSBC s’attend à 1,5 milliard d’amendes liées à la fiscalité

La banque britannique a provisionné plus de 600 millions de francs l’an dernier pour couvrir les litiges impliquant sa banque privée suisse et d’autres entités du groupe

HSBC Private Bank Suisse continue à payer le prix de l’affaire Falciani. Plus de dix ans après que son ex-informaticien a volé les données de ses clients, la banque genevoise doit constituer de nouvelles provisions pour couvrir les amendes qu’elle s’attend à recevoir.

Ces charges non récurrentes expliquent en large partie sa perte de 170,3 millions de francs, enregistrée en 2017, selon des chiffres publiés mardi. HSBC Private Bank Suisse, qui gérait 52 milliards de francs l’an dernier, avait perdu 491 millions en 2016, là aussi après avoir constitué des provisions, rappelle l’agence financière AWP.

Bénéfice annuel de 9,7 milliards

Au niveau mondial, le groupe HSBC, qui a publié mardi un bénéfice net annuel de 9,7 milliards de dollars (contre 1,3 milliard en 2016), avait provisionné fin décembre 604 millions de dollars pour couvrir les futures amendes qui devraient viser sa filiale suisse et d’autres entités du groupe.

Le groupe s’attend à une facture globale de 1,5 milliard de dollars (l’équivalent en francs) résultant des différentes enquêtes à thématique fiscale résumées dans sept pages de son rapport annuel dévoilé hier. Les autorités fiscales américaines, belges, argentines, indiennes ou espagnoles enquêtent sur le groupe.

Lire aussi: Franco Morra, directeur général d’HSBC Private Bank: «Nous avons tiré un trait sur le passé»

En novembre 2017, HSBC Private Bank Suisse avait conclu un accord avec le gouvernement français, en payant 300 millions d’euros dans le cadre d’une convention judiciaire d’intérêt public. Deux anciens dirigeants restent poursuivis pénalement en France. L’établissement n’avait pas pu participer au programme de régularisation des banques suisses lancé par le gouvernement américain en 2013. Elle attend toujours son amende, de même que plusieurs autres banques suisses.

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