Sauf lorsqu’il se la crée lui-même, le marché immobilier n’a pas pour habitude de réagir rapidement aux crises. Mais celle-ci est d’une ampleur telle qu’il n’a pas pu y rester insensible.

En Suisse, c’est le segment des locaux commerciaux qui est le plus chahuté. Il fait l’objet d’intenses négociations, y compris politiques, sur la question des loyers de ceux qui ont dû fermer pendant presque deux mois. Mais il est un autre segment, beaucoup moins politisé celui-ci, qui a aussi ressenti des effets de la pandémie à court terme: le marché hypothécaire. Plus de 1000 milliards de francs prêtés majoritairement par les banques, mais aussi par des assurances ou, dans une mesure moindre encore, par des caisses de pension.