Dans le cadre d'une restructuration, IATA licencie les soixante personnes employées à Londres, une vingtaine à Genève et deux à Montréal. L'International Air Transport Association (IATA) a annoncé le 1er octobre ces suppressions d'emplois qui affectent principalement le bureau de Londres puisque la totalité des postes y est supprimée.

«Le personnel de Genève est convié à une réunion vendredi après-midi. Nous leur présenterons les transferts qui seront réalisés. En effet, certaines personnes actives à Londres seront déplacées à Genève, d'autres auront la possibilité de s'installer à Montréal. La redistribution des cartes sera donc exposée», nous a expliqué hier par téléphone William Gaillard, porte-parole de IATA.

Par ailleurs, «une vingtaine de personnes continueront néanmoins à collaborer» avec l'association des transporteurs aériens en tant que fournisseurs externes, a précisé ce dernier. «Une nouvelle qui n'est pas spectaculaire même si les employés de Londres étaient très choqués», commente encore William Gaillard, qui déclare en outre que les rumeurs concernant des coupes de 25% des salaires sont complètement «farfelues».

Un plan social a été mis en place pour les personnes concernées: les employés licenciés de moins de 50 ans toucheront un mois de salaire supplémentaire par année de travail et ceux de plus de 50 recevront l'équivalent de trois mois de salaire.

Craintes des employés

Enfin, quant aux craintes évoquées par des employés établis à Genève d'assister à une prochaine nouvelle vague de licenciements, le responsable de la communication dément cette possibilité. «Au contraire, nous pourrions même peut-être procéder à des embauches au début de l'année prochaine.» Fondée en 1919 et présente à Genève, Londres, Montréal, Miami et Singapour, IATA, dont la mission est de «représenter et servir l'industrie aérienne» en édictant notamment des règles strictes et en s'assurant que les transporteurs les respectent, regroupe près de 300 compagnies aériennes. Confrontée à la crise que subit le secteur aérien depuis les attentats du 11 septembre 2001, elle est aujourd'hui contrainte de se restructurer.