Certaines idées tournent un temps en périphérie du débat avant de s’imposer au centre de toutes les attentions. C’est vrai de domaines aussi différents que le changement climatique, grâce à une frêle adolescente, ou les monnaies privées, depuis que le puissant Facebook a décidé de lancer la sienne. Ces sujets ont longtemps été débattus dans les cercles de spécialistes avant d’envahir le débat public. La presse joue un rôle, bien sûr, pour créer l’émulation nécessaire, mais – à l’ère de la fragmentation de l’information – il devient de plus en plus difficile d’anticiper que tel thème agitant une petite communauté deviendra, un jour ou l’autre, un sujet «grand public».