Synthes-Stratec continue de se porter comme un charme. Un peu plus d'une année après l'annonce du mariage entre l'américain Synthes et la bâloise Stratec, les chiffres du premier semestre de la nouvelle société ont dépassé toutes les attentes. Le résultat d'exploitation avant goodwill du groupe américano-bâlois est en hausse de 42% à 243,6 millions de francs. Dans son sillage, le bénéfice avant goodwill (réévaluation des actifs) progresse de 45% à 149,2 millions, indique la société dans son communiqué. La progression des ventes et la croissance proportionnellement supérieure du bénéfice devraient se poursuivre au second semestre, selon le président du conseil d'administration Hansjörg Wyss. Le groupe continue d'introduire de nouveaux produits et d'accroître ses ventes sur un marché en forte croissance. Synthes-Stratec qui produit des implants vertébraux, des vis, des prothèses (pour les genoux, les hanches, etc.), des ciments osseux ainsi que des pièces destinées à la chirurgie maxillo-faciale profite d'un marché porteur. «L'entreprise a de bonne marge sur ses produits. Elle bénéfice du vieillissement de la population dans les pays occidentaux et de l'augmentation des accidents», précise Birgitt Kulhoff, analyste chez Lombard & Odier à Zurich. Le chiffre d'affaires a augmenté de 28% (17% en monnaies locales) au 1er semestre à 639,9 millions. Une croissance qui s'explique par l'amélioration des marges brutes, la hausse modérée des charges et le cours élevé du dollar. Après amortissement du goodwill résultant de la fusion en 1999, le groupe enregistre une perte de 51,7 millions alors qu'au premier semestre 1999, il s'élevait à 31,6 millions. La société explique cette aggravation du déficit par une réévaluation à la hausse du goodwill de 50,6 millions. Ce goodwill supplémentaire sera également amorti pro forma sur cinq ans, de 1996 à 2000. De cette somme, 46,3 millions apparaissent au bilan du premier semestre 2000, dont 41,2 millions pour les quatre années précédentes.

Synthes-Stratec est toujours à la recherche de nouvelles acquisitions. Elle s'intéresse toujours à la société familiale soleuroise Mathys, active dans le même domaine. Mais pour le moment, cette dernière n'est pas à vendre.