Après l’annonce samedi par les ministres des Finances du G7 du projet de taxer les multinationales là où elles fournissent leurs services et pas seulement dans leur pays de domiciliation, il n’a fallu que quelques heures pour qu’apparaissent les premières critiques. En particulier le fait qu’Amazon échapperait à l’impôt, car sa marge bénéficiaire de 6,3% en 2020 est inférieure au plancher de 10% à partir duquel cette taxation par les pays dits de marché entrerait en œuvre. Une source proche des négociations s’est empressée de préciser qu’une parade avait été trouvée: la division de services informatiques d’Amazon serait taxée car elle réalise une marge de l’ordre de 30%. Cette solution est-elle vraiment envisageable? Le projet de réforme fiscale présente-t-il d’autres failles?