Prix de l’entreprise romande 2012

Induni & Cie, bâtisseur humain, 4e du prix de l’entreprise romande

Emmenée par un duo complémentaire, la société du bout du lac travaille parfois comme sous-traitant d’autres entreprises générales. Forte de 537 collaborateurs, cette grosse PME est active dans le génie civil, le bâtiment et en entreprise générale, un pilier qui a fortement progressé ces dernières années. La future génération a déjà intégré la société

Au niveau suisse, le groupe Induni & Cie se classe au 7e rang des entreprises de construction en termes de chiffre d’affaires. Créée par Pierre Induni en 1917, cette société est redevenue genevoise grâce à son rachat par ses cadres et ce à deux reprises (en 1997, puis en 2007). Avec un point de vue convergeant sur l’avenir de la société, Robert Gallay et Christian Danz s’unissent en 2007 pour conserver le capital-actions. Ils ont bénéficié pour cela d’un soutien financier de la Banque cantonale de Fribourg.

Avec 40 ans d’entreprise, le premier est un homme de terrain, réservé, sportif accompli. Le second, totalisant 18 années chez Induni, est un homme de communication, orienté business, avec un charmant accent alémanique en sus. Ces autodidactes avouent sans sourciller qu’avant de reprendre ensemble les rênes de la société, ils ne se connaissaient pas intimement. Depuis, ils forment un duo complémentaire pour mener le navire Induni. Fort de 537 collaborateurs, ce dernier est actif dans le génie civil, le bâtiment et en entreprise générale, un pilier qui a fortement progressé ces dernières années. «Détail flatteur, nous travaillons régulièrement comme sous-traitant pour d’autres entreprises générales [ Implenia, Steiner, etc. ]», glisse Christian Danz.

Ce navire vogue sur l’Arc lémanique jusqu’en Valais, où la société genevoise est bien implantée. «Ces prochaines années, nous souhaitons également gagner des parts de marché dans le canton de Vaud», confie le duo, toutefois soucieux de ne pas grandir pour grandir. En effet, l’humain tient une place prépondérante dans la culture d’entreprise. Ainsi, l’entreprise fait appel à un prestataire de services pour prévenir et gérer les problèmes de santé de l’ensemble du personnel avec ce résultat: en dix ans, le taux d’absentéisme a chuté de moitié pour atteindre 5,48% en 2011.

Parmi ses références, Induni compte par exemple le complexe de Blandonnet (3 bâtiments). La société vient également de livrer les locaux pour le siège de Ralph Lauren à Plan-les-Ouates, sans oublier le siège du TCS, l’Hôtel des Bergues, des tronçons de tram à Genève ou le centre Thermes Parc à Val d’Illiez en Valais, pour citer quelques réalisations. «Dans tous nos mandats nous essayons de garder l’esprit avant-gardiste du départ», explique Robert Gallay. «Et surtout, nous n’oublions pas qu’une démarche commerciale n’est pas une campagne électorale. Nous nous engageons seulement sur ce que nous pouvons assurer», enchaîne son associé.

Bénéfice distribué à tous les employés

Côté chiffres, la société a coulé l’an dernier… 140 000 m3 de béton. Si l’on alignait les camions les uns derrière les autres, cela représenterait une chaîne de 230 kilomètres. En 2011, elle a réalisé un chiffre d’affaires de 225 millions de francs et un bénéfice net en légère baisse, autour des 6 millions de francs. «Cette baisse est mathématique puisque nous avons distribué un tiers des résultats à tous les collaborateurs, sans exception, explique le financier. Comme nos engagements avec les banques arrivent à terme – preuve que la BCF a eu raison de nous faire confiance –, il était important de partager la réussite avec tous.»

L’entreprise du bout du lac réalise ces résultats grâce à sa structure et à des frais généraux de coûts fixes très faibles, de moins de 5%. Le nombre de collaborateurs a également fortement progressé, passant de 482 en 2010 à 537 en 2011. Pour l’heure, elle tire profit de l’effervescence immobilière sur l’Arc lémanique, et la multiplication des projets de logements à construire et le besoin en infrastructure du canton. «L’année en cours est assurée, nous devons maintenant rechercher des projets d’envergure pour 2013-2014», analyse Robert Gallay.

«Notre réflexion nous mène aujourd’hui à assurer l’avenir de la société pour qu’elle conserve ses valeurs», poursuivent les deux dirigeants. Dans cette perspective, les deux fils de Christian Danz sont déjà intégrés dans la gestion de l’entreprise et la fille de Robert Gallay siège au conseil.

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