Le marché du photovoltaïque connaît un réel essor. Le laboratoire de photovoltaïque de l'Institut de microtechnique (IMT) de l'Université de Neuchâtel a conclu un accord de développement pour la fabrication de cellules solaires cristallines à haut rendement avec l'entreprise Roth & Rau.

Durant les trois premières années, cette société allemande, qui réalise un chiffre d'affaires de 220 millions de francs suisses, prévoit d'investir 14 millions d'euros (22,4 millions de francs) dans ce projet. La filiale Roth & Rau Switzerland, qui vient d'être créée à Neuchâtel à cette occasion, prendra la responsabilité du contrat de recherche.

Bientôt compétitif

L'accord prévoit de développer des lignes pilotes de production de cellules en silicium cristallin dont le rendement peut dépasser 20%, contre typiquement 8 à 13% pour la technologie des couches minces. Ces cellules nécessitent toutefois plus de silicium que les couches minces, mais leur efficacité est plus importante. «Pour le consommateur, quel que soit le type de cellule, le solaire devrait être compétitif avec l'électricité d'ici à trois ou quatre dans les pays du sud de l'Europe et d'ici à cinq à dix ans en Europe centrale, explique Christophe Ballif, professeur à l'IMT. Les nouvelles générations d'équipements permettent d'abaisser les coûts de production.»

Modules flexibles

L'IMT a stimulé la création de plusieurs sociétés et de nouveaux secteurs d'activités dans le domaine des couches minces. Il faut notamment citer les exemples de VHF-Technologies, la première entreprise européenne à fabriquer des modules solaires flexibles, ou d'Oerlikon Solar, qui fournit des lignes de production pour fabriquer des modules directement sur des plaques de verre.