Robot domestique

• L'équipe du Robotics Research Laboratory de l'Université de Louisiane prépare un robot «multifonctions», AgBot, qui serait le premier du genre. Sa formation initiale est celle d'un jardinier, mais les chercheurs affirment qu'il suffit de changer un module logiciel pour l'atteler à d'autres tâches. La commercialisation est prévue dans cinq ans au prix d'environ 2000 dollars.

L'engin, qui se déplace sur quatre roues, est muni d'un GPS qui lui permettra d'enregistrer la topographie du terrain qu'il doit parcourir. Il pourra ensuite parcourir son territoire sans aide, sa vision à 360° lui permettant d'éviter les obstacles.

AgBot est d'abord un jardinier. Son premier métier est de tondre la pelouse régulièrement et, éventuellement, d'y déposer de l'engrais. Grâce à une foreuse, il peut planter les graines. AgBot sait aussi garder la maison en détectant des mouvements dans le jardin. Grâce à sa caméra à vision nocturne, il peut envoyer des images par e-mail et faire retentir son alarme si un intrus est détecté.

Neige recyclée

• Conserver la neige pendant l'été, c'est l'expérience menée par l'Institut fédéral pour l'étude de la neige et des avalanches à Davos. C'est une méthode qui vient de Finlande et qui a été présentée dans l'émission Nouvo de la TSR.

En avril de cette année, les chercheurs ont décidé d'empêcher un gros bloc de neige artificielle de fondre sous la chaleur de l'été. Une partie est recouverte avec de la sciure, l'autre avec un tissu high-tech qui réfléchit les rayons du soleil. Cette méthode donne d'excellents résultats sur les glaciers, où des blocs de neige sont conservés d'année en année.

Cet automne, les chercheurs ont constaté que seul un quart de la neige avait fondu.

Neurosciences

• Un patient victime d'un syndrome d'enfermement, incapable de bouger ou de s'exprimer mais parfaitement conscient, a pu «prononcer» des voyelles grâce à un synthétiseur de langage.

L'équipe de Franck Guenther, de l'Université de Boston (Massachusetts, Etats-Unis), a présenté ces résultats lors du congrès de la Société pour les neurosciences qui s'est tenu à Washington du 15 au 19 novembre.

Les chercheurs ont d'abord étudié les signaux produits par le cerveau du patient lorsqu'il voulait prononcer des voyelles. Après avoir constaté que les signaux étaient les mêmes que pour une personne en bonne santé, ils ont implanté une électrode dans une aire du cerveau consacrée au langage, rapporte le site de la revue Nature.

Les signaux captés par l'électrode sont ensuite envoyés vers un «décodeur», un logiciel sur lequel Franck Guenther travaille depuis une quinzaine d'années et qui tente de transformer en sons les signaux cérébraux, explique Sciences et Avenir. A ce jour, le patient a réussi à produire clairement trois voyelles, ont précisé les chercheurs. Ils espèrent que d'ici à cinq ans il sera capable de produire directement des mots grâce au synthétiseur vocal.