La société lausannoise Spinomix vient d'obtenir un nouveau prêt de 100000 francs auprès de la Fondation pour l'innovation technologique. «Nous sommes également sur le point de lever des fonds, entre 5 à 7 millions de francs, pour industrialiser notre technologie et la mettre sur le marché», note Tomas Svoboda, CEO de Spinomix.

L'entrepreneur espère rapidement clôturer ce premier tour de table pour passer à la vitesse supérieure, engager du personnel - entre cinq à dix personnes supplémentaires - et mettre une vingtaine d'instruments sur le marché, à savoir des petits laboratoires qui permettent de détecter des agents pathogènes, des germes ou des biomarqueurs grâce à des nanoparticules magnétiques.

Créée en novembre 2004, Spinomix a développé un appareil de diagnostic capable d'accélérer et de simplifier le processus des tests médicaux. «Nous savons manipuler précisément des nanoparticules qui attrapent les agents pathogènes recherchés, les virus HIV ou les cellules cancérigènes par exemple, note Tomas Svoboda. Dans le cadre d'un programme de l'Union européenne, nous développons avec les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) un test spécifique pour détecter très rapidement des staphylocoques dorés.» L'objectif est d'obtenir un résultat en quelques minutes contre plusieurs heures actuellement et de prendre le plus rapidement possible des mesures pour isoler la personne infectée. «Aux HUG, 25000 tests de ce type sont effectués chaque année», précise l'entrepreneur, qui a travaillé pour Serono ou Boston Scientific.

Le diagnostic moléculaire permet également de détecter plus en amont certaines maladies, avant même qu'elles ne se déclarent. «Grâce à notre appareil, nous pouvons découvrir certains biomarqueurs, à savoir des molécules qui indiquent qu'une personne va développer telle ou telle maladie», souligne Tomas Svoboda.

Alimentaire

Spinomix cherche ainsi à séduire les laboratoires d'analyse même de petite taille. «Nous pensons également à un usage dans les domaines environnemental et alimentaire pour vérifier la présence ou non de germes dans la nourriture.»