TELEVISION

Innovation & technologie. Quand un Romand participe à la «Star Ac'» des jeunes pousses

Un jeune Valaisan vante sa start-up sur SF1.

Ralph Rimet est sorti du concours, mais il assure que sa participation aura été fructueuse. Directeur de Secu4, ce Sierrois a participé à l'émission de SF1 Start-up, der Weg zur eigenen Firma. Diffusée le lundi soir, cette Star Ac' des jeunes pousses fait concourir, jusqu'à juin, des entrepreneurs qui y défendent leur produit. Outre la notoriété, le lauréat aura l'occasion de rencontrer des investisseurs. Le jury est d'ailleurs composé d'experts du domaine.

Avec des camarades, Ralph Rimet a créé sa compagnie alors qu'il étudiait encore. Secu4 était une entreprise-école de la Haute Ecole valaisanne. En 2006, les compères prennent le large, mais le jeune patron s'accroche.

Son idée? Mettre au point un système d'antivol pour bagages qui interagisse avec le téléphone portable (LT du 5.09.2006). Une petite boîte glissée dans une valise est reliée au mobile par la technologie sans fil Bluetooth. Si le bagage et son propriétaire s'éloignent trop, le téléphone sonne, vibre ou émet un message d'alerte. L'utilisateur pourrait paramétrer la distance à risque.

Couvée par l'incubateur The Ark de Sierre, Secu4 a déjà reçu plusieurs prix, dont celui de Venture Lab, qui a permis au jeune patron de se former dans la région de Boston, en lien avec l'équipe de la Swiss House locale.

Il voyait sa participation à l'émission de SF1 comme «le moyen de présenter le produit au grand public, comme une étude de marché succincte». Et, bien sûr, une façon d'accroître sa visibilité. Car il y avait concurrence: la chaîne alémanique a reçu un millier de projets. Elle en a extrait 100, qui sont brièvement présentés sur son site internet.

Puis, deuxième sélection: 40 restaient en lice, dont Secu4. Ce qui a valu à Ralph Rimet, seul Romand à ce stade, de passer à l'antenne, d'affronter «la barrière de la langue, pas évidente lorsqu'on a les caméras comme facteur de stress supplémentaire».

«Questions pertinentes»

Le chemin de croix cathodique du start-uppeur? «Pas vraiment. Le jury posait des questions sensibles, mais très pertinentes, souvent pointues. Ce n'était pas L'inventeur de l'année», lance le Valaisan, allusion à une émission de M6. Le prototype reste présenté sur le site, et recueille des avis intéressés, parfois critiques, notamment sur le choix de Bluetooth.

L'expérience télévisuelle est amusante, mais elle ne sauve pas un plan d'affaires. Faute de ressources jusqu'ici, Ralph Rimet espère sortir un produit commercialisable à la fin de l'année, avec un peu de retard sur son programme.

Secu4 a néanmoins pu être dotée de près de 200000 francs, notamment fournis par les pouvoirs publics valaisans, la Fondation pour l'innovation technologique et des privés. Et, la semaine passée, le jeune patron montrait son projet à des investisseurs à Dijon, dans un salon régional.

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