Du silicium dans une montre mécanique de tradition? C'est détruire le rêve de l'artisan horloger accoudé à son établi dans un atelier d'un autre temps! C'est pourtant, fort heureusement, la réalité de l'horlogerie suisse aujourd'hui. Les machines les plus performantes, les procédés les plus pointus complètent et côtoient le geste parfait de l'horloger.

Condamnée aux yeux de beaucoup il y a vingt ans, l'horlogerie suisse vit une période euphorique, nourrie essentiellement par le haut de gamme. Et si les horlogers ont retenu la leçon, ils doivent se souvenir que le retournement peut être brusque, que la concurrence s'avive rapidement, que le moindre péché d'orgueil peut être dévastateur. Pour maintenir son leadership, la Suisse horlogère se doit d'innover, à l'image des recherches communes menées par Swatch Group, Rolex et Patek Philippe dans le domaine du silicium.

Nés du savoir-faire horloger durant les années quartz, les centres de compétences en microtechnique maîtrisent des procédés qui permettent à l'horlogerie mécanique d'évoluer et de garder ses distances face à la concurrence. La boucle est bouclée.