Court-circuit

Instagram accusé de tuer

CHRONIQUE. Les réseaux sociaux doivent être davantage responsables par rapport au contenu publié, affirment de nombreuses voix critiques

Non, Facebook, Twitter, Instagram ou WhatsApp ne sont pas uniquement des plateformes technologiques. Ce sont aussi, et désormais surtout, des réseaux sociaux qui doivent contrôler tout ce qui est publié. Il en va désormais de la vie de certains de leurs utilisateurs, comme l’a démontré la semaine passée le cas tragique de Molly Russell.

Cette adolescente britannique s’était suicidée fin 2017. Et la semaine passée, son père a rendu Instagram responsable de son décès. Selon lui, le réseau social gagnerait de l’argent en profitant de la détresse de certaines personnes, faisant allusion à des publicités accompagnant des messages incitant à l’automutilation, voire au suicide. Pour le père de Molly, Instagram ne fait pas assez pour protéger la vie des jeunes personnes.

Un appel si touchant et si direct qu’un responsable de Facebook, qui possède Instagram, a affirmé la semaine passée être désolé et poursuivre la lutte contre ceux qui publient des messages glorifiant le suicide, ou appelant d’autres à se faire du mal.

Ce cas fait écho à la décision de WhatsApp – qui appartient lui aussi à Facebook – de limiter le transfert de messages pour réduire la propagation de fausses rumeurs, qui ont abouti à plusieurs lynchages en Inde.

En 2019, il est certain que la pression sur les réseaux sociaux va continuer à s’accroître.

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